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vendredi 19 avril 2013

Et après... ?

Le retour approche à grands pas : j'arriverai à Roissy le 24 mai à 8h45. Paraît que c'est un vendredi. Et après ? Je ne sais pas ! Ces derniers jours, vous êtes plusieurs à m'avoir demandé quels étaient mes projets pour la suite. Bah oui, c'est bien beau de tout quitter et de vivre une super aventure, mais faut bien revenir à la vraie vie un jour !
Ce sujet, je l'avoue, m'angoisse un peu... J'ai essayé, tout au long de cette année, de profiter de chaque moment vécu, sans me soucier du passé ni me préoccuper de l'avenir. Je crois que j'y suis pas trop mal arrivée et que j'ai appris à lâcher prise. Mais à un peu plus d'un mois du retour, les questions reviennent...

Attention, la suite de cet article est assez autocentrée et analytique ! Pis y a même pas de photos en plus... Vous êtes donc autorisés à passer votre chemin, ou à suivre, voire éclairer ma lanterne si vous le souhaitez. 

Je crois que j'ai (encore) envie de changements. L'idée de m'installer en Bretagne, à Vannes en particulier, ne m'a pas beaucoup quittée durant ce voyage, surtout quand j'étais en Gaspésie ou ici à Vancouver : la proximité de la nature, et notamment de la mer, me fait du bien au quotidien. 
Pour ce qui est du travail, je n'étais pas dans la fuite d'une situation qui ne me convenait pas, contrairement à une majorité de PVTistes que j'ai rencontrés. Mais ça ne rend pas la perspective du retour plus facile pour autant. Le boulot que j'ai quitté me plaisait réellement. Ma motivation à partir était ailleurs : l'envie de découvrir le monde, de me confronter à moi-même, de mieux connaître mes limites, d'apprendre à m'adapter etc... Je crois que j'avais besoin de prendre confiance en moi aussi, et de me montrer que j'étais capable d'aller au bout de mon aventure toute seule. Cette assurance m'avait manqué lors de ma première expérience en libéral il y a 4 ans. Peut-être qu'aujourd'hui je serais plus à l'aise dans ce mode d'exercice... Je me pose  sérieusement la question de me lancer dans cette nouvelle aventure, et plusieurs collègues ont peut-être réussi à me convaincre ! Des inquiétudes demeurent quand même par rapport aux réjouissances associées à cette pratique libérale : la solitude et la sédentarité du travail en cabinet, l'URSSAF, la compta, les patients qui posent des lapins, le rapport à l'argent, les journées à rallonge, les congés forcés non payés, les compte-rendus à faire à la maison, la CARPIMKO... En même temps, je me dis que dans un cabinet avec des collègues sympas, des horaires qui me conviennent, des patients respectueux, dans un joli bureau spacieux plein de matériel,  avec des fins de mois sans angoisse... ça peut être sympa... ?

Ah, l'éternel dilemme ! J'en ai déjà passé des heures à peser le pour et le contre de chaque mode d'exercice... Cette liberté de choisir, que j'avais déjà ressentie à la fin de mes études, me renvoie à une certaine solitude aussi : c'est à moi seule de prendre les décisions. Je crois que finalement, comme Anna, je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...

lundi 3 décembre 2012

Ca y est, novembre est passé...

Il y a une semaine, la vie d'une amie et de son entourage a basculé. J'ai vécu ce drame inqualifiable de très près, et cela m'a beaucoup affectée. Je ne m'étendrai pas ici mais toutes mes pensées vont vers elle et ses proches.
Novembre aura décidément été un long mois difficile. Gros coup de blues d'être enfermée dans une routine urbaine après 3 mois d'aventure en plein air, échecs dans la recherche de boulot, gros rhume et fatigue, appareil photo en panne, finances en berne, entrée dans l'hiver avec des températures atteignant les -15 et la nuit qui tombe à 16h30... J'ai connu des jours meilleurs ! Heureusement, il y a eu aussi de bons moments. A commencer par la vie en coloc au 9 et demi, avec Eddie, Julia et David, puis la venue de mon amie Patricia de Saskatoon. Merci à vous pour ces bons moments qui m'ont fait tant de bien :-) 
Et puis ce week-end, direction Boston avec Fanny et ses amis. Premier voyage aux States pour moi, et la découverte d'une ville charmante, féerique avec la neige et les décos de Noël... Plus de détails dans le prochain article, quand j'aurai récupéré les photos.
Je pense bien à vous tous. J'espère que vous allez bien.

lundi 12 novembre 2012

En tout cas... Fait que... C'est ça.

A matin (non c'est pas une faute de frappe), je suis à l'auberge, dans l'attente d'un retour d'appel (qu'on me rappelle, quoi !). J'vous raconte : après 10 jours à ne passer mes journées qu'à rechercher du boulot, les choses ont un peu bougé... 
En tout cas...
Donc, depuis le dernier article (un peu désespéré), j'ai poursuivi ma quête à coup d'envois de courriels (désolée, faut que je m'entraîne à causer québécois... vous saurez bientôt pourquoué !) et de dépôts de CV, gardant toujours à la main mon précieux cellulaire (bah oui, icite ça coûte 5 $ la messagerie vocale donc en bonne fauchée que je suis, je n'ai pas jugé cette option utile). La semaine dernière, j'ai bossé 5h en garderie pour m'occuper d'un enfant autiste de 4 ans, avec plein d'enfants autour, du bruit, des surstimulations visuelles et une équipe pas vraiment formée sur les TED... Fait que j'ai préféré arrêter l'expérience !  
Ensuite de tça, j'ai eu un call d'une  gérante de boutique de jouets où j'étais passée la veille. On a pas mal jasé pis on avait comme un bon feeling alors elle m'a cédulé une entrevue le lendemain. Le vendredi, je suis donc arrivée plus motivée que jamais chez Bagnoles et bobinette, avec la ferme intention de décrocher cette job (vous savez, comme le mec dans la pub de la Maaf : je l'aurai un jour, je l'aurai ^^). Nathalie, la gérante (tiens, ce prénom me rappelle une précédente expérience...) était occupée avec des clients, fait que j'ai eu comme une heure pour faire le tour de toute le magasin (le paradis des orthos : Cache-cache pirates version castor et orignal, des jeux de mémoire en bois, des animaux d'icite, des figurines trop cute..) Je m'y voyais déjà ! Puis vint le moment de l'entrevue, qui a duré une heure... J'ai eu plutôt une bonne impression : elle cherche une personne qui ne s'y connaît pas spécialement dans la vente (check !) qui a de l'expérience auprès des enfants (check !!), qui est convaincue de l'intérêt du jeu pour le développement (check !!!). 
Mais certaines remarques m'ont un peu dérangée : je suis "surqualifiée" pour ce poste (alors qu'ailleurs on me dit que je manque d'expérience et qu'a priori si je postule ici c'est que je suis prête à y bosser), je suis en PVT et... il faudrait que je fasse des efforts pour parler : je fais des phrases trop complexes et mon accent français n'est pas assez international (OK, j'aurai dû lui faire l'accent chti, et là j'aurais été embauchée direct, that's it ??!!) Je dois utiliser les expressions québécoises et ne pas montrer que je ne comprends pas les clients (^^) Pire : mon langage snob risquerait de faire fuir la clientèle ^^ Vous me connaissez : j'écoute, je comprends, je dis que je suis prête à faire des efforts (je la veux cette job, je la veux !) mais la madame me dit qu'elle a d'autres candidats et qu'elle va étudier ça... 
Ostie de crisse de taberouette !!! Là, là, je prends conscience que je suis dans le camp des "maudits français" et que ça ne va pas être si évident qu'on me donne une chance ici. Je suis un peu dépitée ! J'en parle à mes colocs : Eddie, Julia, Vincent et David, tous français installés au Québec depuis quelques années. Et je repense à cette offre de nanny à Toronto... Je me questionne : que faire ? où est ma place ? serait-ce plus facile ailleurs ? J'en parle beaucoup à ceux qui m'entourent, ici ou ailleurs... Je cherche un logement à Toronto, prête à tout redémarrer. Mais le coût de la vie est hyper élevé là-bas et ça m'inquiète pour la suite du voyage... Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue... Tiens, si je faisais comme l'oiseau ??!!
Pis vlà que Nathalie me rappelle le samedi soir en me demandant si je suis libre le lendemain. Mais bien sûr que je le suis ! Et ça m'fait plaisir tant que j'y suis ! J'ai donc bossé 5h hier. Le boulot me plaît, mais je ne sais pas quel sera mon salaire, ni si je reviens la semaine prochaine, ni combien d'heures je peux espérer obtenir. Icite, c'est comme ça : il n'y a pas de contrat, tu peux commencer du jour au lendemain, et partir aussi... D'ailleurs, chut, c'est un secret, mais je crois bien qu'en janvier je vais reprendre ma route vers l'ouest :-))
Bref, je n'ai pas encore vraiment de job, mais je continue d'en apprendre sur moi-même et sur la nature humaine. Je prends conscience de ce que je dois améliorer si je veux avancer. C'est aussi pour ça que je suis ici. Mon credo pourrait se résumer au titre d'un bouquin : Cessez d'être gentil, soyez vrai ! 

C'est ça. Désolée si cet article est un peu décousu. J'ai essayé de vous faire part de mon état d'esprit : vu de loin, ce que je vis peut vous paraître extraordinaire. Ca l'est, c'est sûr, et le moral reste bon malgré les galères ! Je voulais juste vous dire que ce n'est pas tout rose non plus...
En tout cas, merci pour votre soutien : ça fait du bieeeeeeeen :-)

PS : mon appareil photo n'est pas réparable, il faudrait l'envoyer chez Panasonic et le simple devis coûte aussi cher qu'un appareil neuf :-( Je fais donc un comparatif et j'essaie de remplacer mon fidèle compagnon au plus vite (enfin si je fais assez d'heures... Bouh hou !)

mardi 6 novembre 2012

Une semaine plus tard : toujours pas de job...

Attention l'article qui suit est un défouloir du soir... En espérant que le prochain sera plus positif !
Déjà une semaine que j'ai commencé à chercher du travail. J'ai déposé une trentaine de CV un peu partout (cafés, boutiques, restaurants, garderies, épiceries, cinémas, librairies...), je me suis inscrite dans une boîte d'intérim, j'ai répondu à une quinzaine d'annonces sur internet, j'ai déposé des annonces pour faire du baby-sitting et malgré cela, je suis toujours sans job... Je sais, ça ne fait qu'une semaine, mais j'avoue que ça commence à me décourager !
Pourtant, ça avait l'air facile : il y a des affichettes partout en centre-ville, et tout le monde dit que les jobines se trouvent facilement ici. Mais jusqu'à maintenant, on m'a laissé entendre (ou pas) que je n'avais pas assez d'expérience (oui, même pour faire la plonge il en faut !), que le fait d'avoir un visa temporaire était un frein pour les employeurs (si j'avais su, je me serais contentée d'un visa touriste...), qu'il fallait des "références" (précédents employeurs qui puissent attester de notre bon travail), et sans doute pas mal de pistons aussi... Je me suis rendu compte que beaucoup de PVTistes venaient ici avec des qualifications qui leur permettaient de trouver un travail dans leur domaine, quitte à commencer en bas de l'échelle au début, mais avec des perspectives d'évolution, et le projet de rester au-delà d'un an. En ce qui me concerne, je me heurte à la non-reconnaissance de diplôme : pour exercer mon métier ici, il faudrait débourser pas loin de 4000 $, refaire des stages et passer des examens.  Ce n'était pas mon projet, mais je pensais pouvoir au moins travailler auprès d'enfants ou dans le domaine de la santé, en étant plus ou moins éloignée de ma formation initiale... Mais même ça, ça semble ne pas être possible ! J'avais pourtant fait une visite médicale auprès d'un médecin agréé par l'ambassade avant de partir. Et là, on m'annonce qu'il faut faire une vérification de mon casier judiciaire et suivre une formation aux premiers secours (les deux ayant été déjà faits aussi en France), le tout pour de coquettes sommes... Bref, je ne sais plus trop quoi faire, j'espère que la situation va évoluer rapidement ! Je comprends mieux ce que peuvent vivre ceux qui sont en recherche d'emploi. Ce n'est vraiment pas évident de se lever le matin en faisant abstraction des échecs de la veille, et de trouver le courage de redémarrer à zéro... 
Bon, pour finir sur un ton humoristique, un clin d'oeil de François Damiens, de circonstance...
Allez, demain je remets ça, et j'y crois !

vendredi 20 juillet 2012

Mmm... Ce bon bain m'a fait du bien !

Alors que ma tournée nordique s'achève, j'ai ressenti une petite montée de stress ce soir. La vue de ce compteur qui m'indique que le départ est proche ? La peur d'oublier quelque chose ? Le manque de sommeil ? La crainte de faire une bêtise en renonçant à une vie plutôt agréable ici ? La peur de ne pas me satisfaire de Skype et des mails  pour rester auprès de vous ? Sans doute un peu de tout ça... 
Bref, je me suis dit que je devais me détendre ce soir ! Un bon bain, ma synergie anti-stress, la douce musique d'Agnes Obel, et ça va un peu mieux...
Je profite de cette dernière soirée à Lille pour déposer quelques photos souvenirs de cette semaine. Je n'ai pas pu voir tout le monde et j'ai passé pas mal de temps dans le train, mais j'ai bien apprécié ces quelques jours de r'tour aux chourches !
Pèlerinage à Tournai (Belgique) avec les traditionnelles frites et bières
Petits plats de maman : ici, petits pois et fleurs de courgettes du jardin
Bouffée d'air iodé sur la plage de Dunkerque
Virée lilloise avec ma fidèle Cassandre (manque la photo de la tartiflette au Maroilles !)
Les terrils vus du train (et y avait du soleil !)
Demain, retour rapide en Touraine avant de rejoindre Fontainebleau puis Paris pour le grand départ mercredi... 
Pour finir, je ne résiste pas à cette dernière photo, histoire de rester dans le thème du titre de cet article (c'est pour ceux qui suivent) : "attention, derrière toi, c'est affreux !"


Oups, j'ai dû me tromper de photo... ;-)


Aaaahhh !!!! Au secours !!!! Dites-moi que ça va bien se passer !!!!!