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jeudi 9 mai 2013

Petit bilan chiffré de l'aventure

A deux semaines du retour en France (oui, oui... déjà !), voici un bilan un peu anticipé de mon année de PVT.

vendredi 19 avril 2013

Et après... ?

Le retour approche à grands pas : j'arriverai à Roissy le 24 mai à 8h45. Paraît que c'est un vendredi. Et après ? Je ne sais pas ! Ces derniers jours, vous êtes plusieurs à m'avoir demandé quels étaient mes projets pour la suite. Bah oui, c'est bien beau de tout quitter et de vivre une super aventure, mais faut bien revenir à la vraie vie un jour !
Ce sujet, je l'avoue, m'angoisse un peu... J'ai essayé, tout au long de cette année, de profiter de chaque moment vécu, sans me soucier du passé ni me préoccuper de l'avenir. Je crois que j'y suis pas trop mal arrivée et que j'ai appris à lâcher prise. Mais à un peu plus d'un mois du retour, les questions reviennent...

Attention, la suite de cet article est assez autocentrée et analytique ! Pis y a même pas de photos en plus... Vous êtes donc autorisés à passer votre chemin, ou à suivre, voire éclairer ma lanterne si vous le souhaitez. 

Je crois que j'ai (encore) envie de changements. L'idée de m'installer en Bretagne, à Vannes en particulier, ne m'a pas beaucoup quittée durant ce voyage, surtout quand j'étais en Gaspésie ou ici à Vancouver : la proximité de la nature, et notamment de la mer, me fait du bien au quotidien. 
Pour ce qui est du travail, je n'étais pas dans la fuite d'une situation qui ne me convenait pas, contrairement à une majorité de PVTistes que j'ai rencontrés. Mais ça ne rend pas la perspective du retour plus facile pour autant. Le boulot que j'ai quitté me plaisait réellement. Ma motivation à partir était ailleurs : l'envie de découvrir le monde, de me confronter à moi-même, de mieux connaître mes limites, d'apprendre à m'adapter etc... Je crois que j'avais besoin de prendre confiance en moi aussi, et de me montrer que j'étais capable d'aller au bout de mon aventure toute seule. Cette assurance m'avait manqué lors de ma première expérience en libéral il y a 4 ans. Peut-être qu'aujourd'hui je serais plus à l'aise dans ce mode d'exercice... Je me pose  sérieusement la question de me lancer dans cette nouvelle aventure, et plusieurs collègues ont peut-être réussi à me convaincre ! Des inquiétudes demeurent quand même par rapport aux réjouissances associées à cette pratique libérale : la solitude et la sédentarité du travail en cabinet, l'URSSAF, la compta, les patients qui posent des lapins, le rapport à l'argent, les journées à rallonge, les congés forcés non payés, les compte-rendus à faire à la maison, la CARPIMKO... En même temps, je me dis que dans un cabinet avec des collègues sympas, des horaires qui me conviennent, des patients respectueux, dans un joli bureau spacieux plein de matériel,  avec des fins de mois sans angoisse... ça peut être sympa... ?

Ah, l'éternel dilemme ! J'en ai déjà passé des heures à peser le pour et le contre de chaque mode d'exercice... Cette liberté de choisir, que j'avais déjà ressentie à la fin de mes études, me renvoie à une certaine solitude aussi : c'est à moi seule de prendre les décisions. Je crois que finalement, comme Anna, je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part...

dimanche 10 mars 2013

Au Canada...

Le Canada, c'est différent de la France (attention, scoop !). On peut avoir l'illusion de ne pas trop perdre nos repères quand on reste quelques jours au Québec... Mais après plusieurs mois d'intégration, je peux certifier qu'il y a bien de réelles différences culturelles.
Certaines sont inattendues, d'autres inspirantes, il y en a aussi qui me laissent un peu perplexe... Voici quelques-unes de ces différences, pas des généralités mais des faits, bien concrets. Je ne critique pas, je constate ;-)

Dans la rue
- on croise des gens avec un snowboard, un tapis de yoga ou une crosse de hockey
- on entend les oiseaux et on croise des écureuils toute l'année
- les trottoirs sont larges et propres
- il y a des accès facilités pour les personnes handicapées partout
- beaucoup de gens ont le sourire
- on sent l'odeur du cannabis très régulièrement
- on peut s'habiller comme on le souhaite, sans craindre les regards ni les jugements
- on trouve un Starbucks, un Subway et un Tim Hortons tous les 100m
- on garde ses distances : légalement, on a droit à un espace vital d'un mètre autour de soi

Façons de parler et rapports sociaux
- tout le monde se tutoie 
- on te demande si tu vas bien avant de te demander ce que tu veux
- on ne se fait pas la bise quand on ne se connaît pas, mais on se prend dans les bras
- on aime abuser des superlatifs : tout est so awesome, so amazing, so cute, so nice... 

A la maison
- les maisons ordinaires ont la taille des villas françaises, avec un sous-sol souvent bien aménagé
- les fenêtres n'ont pas de volets
- à la télé, il y a de la pub toutes les 9 min 
- on met des détecteurs de fumée partout, et il sont souvent trop sensibles dans les cuisines

A table
- on prend rarement de dessert, mais peu après le repas, on se sert un verre de lait et on mange des cookies
- on ne boit pas d'eau en mangeant, donc on ne met pas de verres sur la table
- on n'attend pas que tout le monde soit à table pour se servir, ni pour commencer à manger
- quand on achète une boisson, on peut la choisir small / medium / large, quel que soit l'endroit
- le midi, on mange souvent sur le pouce, dans un food court
- on donne obligatoirement un pourboire quand on est servi

Dans les transports 
- on attend le bus en file indienne, sans jamais se bousculer
- on ne prend jamais le train mais plus souvent l'avion

En ville
- on peut goûter à des spécialités culinaires du monde entier
- tout est ouvert le dimanche
- on boit du café ou du thé à longueur de journée, dans un mug isotherme qu'on transporte partout
- les toilettes publiques sont toujours impeccables
- souvent, les vestiaires des piscines sont collectifs
- on est très patriotique : le drapeau canadien est partout
- il y a toujours une ouverture de part et d'autre de la porte des toilettes publiques

Rythmes 
- les enfants finissent l'école à 15h
- les parents travaillent rarement après 17h
- on mange le souper à 18h
- les salariés n'ont droit qu'à 2 semaines de congés payés par an
- on est payé chaque semaine, au pire toutes les deux semaines

Conduite
- on roule avec une boîte automatique
- on appelle la police pour dénoncer quelqu'un qui est mal garé ou qui roule trop vite
- aux stops, c'est le premier arrivé qui a la priorité
- un piéton n'est pas prioritaire face à une voiture qui tourne à droite (laquelle peut tourner au feu rouge)

jeudi 24 janvier 2013

Bilan des 6 mois !

6 mois que je suis arrivée sur le territoire canadien ! Le moment est venu de faire un petit bilan de cette grande aventure...
Plus de 7000 km parcourus entre Montréal, Lanaudière, Percé, Gaspé, Sainte-Anne-des-Monts, Rimouski, Québec, Boston, Ottawa, Toronto et maintenant Saskatoon... Et ce n'est pas fini puisque le 25 février, je prendrai le train qui passe au milieu des Rocheuses, direction Vancouver !!! J'y serai nanny jusqu'en mai.
Ce voyage m'a offert de belles rencontres : Caro, Paco, Antoinette, Martin, Fanny, Nicolas, MC, Fannie, Mathieu, Audrey, Sophie, Muriel, Marie-Noëlle, Julia, Eddy, David, Aurélie, Julien, Amel, Vincent, Marine, Louis, Marie, Gaël, Nadia... Merci à tous pour ce que vous m'avez apporté !
J'ai eu l'occasion d'exercer plusieurs jobs : baby-sitter, aubergiste, préposée à l'entretien, commis-céramiste, vendeuse de jouets, aide-éducatrice, nanny, prof de FLE...
J'ai aussi côtoyé pas mal d'enfants : Yori, Loukian, Xavier, Laurence, Léo, Tess, Aloïs, Oscar, Vasco, Alexis, Manon, Olivier, Narges, Nandy, Gabrielle, Mathilde, Sheryl, Alexandre, Tayna, Nico, Evie, Etienne...
J'ai partagé de très agréables moments, d'autres plus douloureux ; rencontré des personnes très humaines, d'autres un peu moins ; vécu de grandes joies, mais de l'angoisse aussi...
De tout cela, je ressortirai grandie, c'est sûr ! Je sens déjà que j'ai (un peu) pris de l'assurance, que je parviens mieux à cerner mes besoins, mes envies et aussi mes limites, que je me sens plus ouverte à ce qui m'entoure, que j'apprécie davantage ce qui s'offre à moi... C'est aussi pour ces raisons que je souhaitais vivre cette expérience. Au départ, je m'étais dit que je resterais un an "et plus si affinités". L'aventure que je vis m'a déjà beaucoup apporté, mais désormais, je sais qu'elle ne se prolongera pas. Il faut parfois s'éloigner de son quotidien, de ses proches, de son pays, de sa culture... pour s'apercevoir à quel point tout cela est essentiel à notre équilibre. Je ne vais pas tomber dans le mélo (je sais que certains de mes fidèles sont des âmes sensibles...), mais j'avoue que la distance devient de plus en plus dure à supporter. 
Je pense donc rentrer après 10 mois, et vous retrouver avec joie fin mai !
Voilà pour mon bilan à moi. Je vous laisse la parole maintenant : n'hésitez pas à me laisser vos commentaires, vos avis, vos questions...