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mardi 25 décembre 2012

Mon Noël au Canada

Noël 2012 avait quelque chose de magique : de la neige en masse, une journée au village du Père-Noël, les lumières de  la vieille ville, un lutin farceur, un joli sapin, de l'émerveillement à l'ouverture des cadeaux au réveil, la chanson du petit renne au nez rouge en boucle...
C'est le coeur serré que j'ai quitté Manon, Julien et Aurélie ce matin. Merci à Amélie et Vincent de nous avoir accueillis pour ces derniers jours. Me voici maintenant arrivée à Ottawa. J'y reste jusque vendredi, chez Erin et Jana, mes premiers hôtes d'Airbnb (sorte de couchsurfing payant). Encore une fois, joyeuses fêtes à tous ! 







vendredi 21 décembre 2012

White christmas !

En 1997, je passais mon premier Noël loin de vous, dans le désert du Mali.
15 ans plus tard, me voici sous la neige canadienne pour de nouvelles aventures.
Déjà 5 mois que j'y suis, ça valait bien une petite vidéo !
Je pense fort à vous et vous souhaite un joyeux Noël !!!

mardi 18 décembre 2012

Oh oh oh, let it snow !!

Dans une semaine, je quitterai Montréal et le Québec, pour passer quelques jours en Ontario, à Ottawa puis Toronto. Pour l'instant, je vis toujours chez Julien et Aurélie où je m'occupe de la petite Manon. Ca fait du bien de vivre dans une famille française, de redécouvrir le fromage, les charcuteries et les chocolats (merci Amandine ;-) Je bosse aussi 2h par jour sur le Plateau, à la garderie "Au diapason", où je m'occupe seule de 6 enfants de 3 ans. Ce n'est pas de tout repos mais c'est une belle expérience ! Entre les décos de Noël, les jeux, les comptines, la gym, les histoires, les collations (... les couches, les consignes à répéter, les punitions...) pas le temps de s'ennuyer !
Sinon, pour le point météo, la neige a recouvert Montréal d'un tapis blanc, et c'est assez magique en cette période ! Le froid est bien là aussi : on est déjà descendus à -15... Mais ce n'est rien comparé à ce que je vais vivre les prochains mois, brrr... 
Le Père-Noël devrait bientôt m'apporter mon nouvel appareil pour que je vous fasse enfin partager un peu de cette magie... En ce moment, je pense pas mal à la France, à vous, à la suite de mon voyage... Beaucoup de mes compatriotes rentrent pour les fêtes. Moi je vais rester ici mais ça ne m'empêchera pas de penser très fort à vous ! Je vous embrasse

lundi 3 décembre 2012

Ca y est, novembre est passé...

Il y a une semaine, la vie d'une amie et de son entourage a basculé. J'ai vécu ce drame inqualifiable de très près, et cela m'a beaucoup affectée. Je ne m'étendrai pas ici mais toutes mes pensées vont vers elle et ses proches.
Novembre aura décidément été un long mois difficile. Gros coup de blues d'être enfermée dans une routine urbaine après 3 mois d'aventure en plein air, échecs dans la recherche de boulot, gros rhume et fatigue, appareil photo en panne, finances en berne, entrée dans l'hiver avec des températures atteignant les -15 et la nuit qui tombe à 16h30... J'ai connu des jours meilleurs ! Heureusement, il y a eu aussi de bons moments. A commencer par la vie en coloc au 9 et demi, avec Eddie, Julia et David, puis la venue de mon amie Patricia de Saskatoon. Merci à vous pour ces bons moments qui m'ont fait tant de bien :-) 
Et puis ce week-end, direction Boston avec Fanny et ses amis. Premier voyage aux States pour moi, et la découverte d'une ville charmante, féerique avec la neige et les décos de Noël... Plus de détails dans le prochain article, quand j'aurai récupéré les photos.
Je pense bien à vous tous. J'espère que vous allez bien.

vendredi 23 novembre 2012

Le coût de la vie

Blogger vient de m'annoncer que j'avais dépassé le seuil de stockage gratuit de photos sur ce blog... Quelqu'un a une astuce pour quand j'aurai un nouvel appareil ? En attendant, à défaut de photos, voici un petit article pour vous donner une idée du coût de la vie ici. Oui, vous l'aurez remarqué, l'argent est une de mes préoccupations primaires en ce moment...
Quand on débarque à Montréal, on remarque vite que les prix sont assez élevés, d'autant plus que les taxes ne sont pas incluses, ni les pourboires, qui sont ici obligatoires. Au resto, l'addition peut donc passer de 12 à 20 $ une fois les taxes et le pourboire ajoutés. Au final, avec le taux de change, le prix en dollars sans les taxes correspond grosso modo au prix en euros. Je ne m'amuse donc pas à faire la conversion. Certains produits comme le pain, les produits laitiers et la charcuterie sont assez dispendieux. Il n'y en a donc pas tous les jours à table ! Et ce qui est rigolo, c'est que quand on veut acheter des produits français ici, non seulement ça coûte cher mais en plus ce sont souvent des produits Leader Price ou Intermarché, le top du luxe, quoi...
A Montréal, il y a quand même moyen de bien manger, mais pour ne pas se ruiner il faut guetter les "spéciaux" (promos de la semaine), avoir un congélateur et acheter en portions familiales. Pour ma part, j'ai opté pour la cuisine asiatique : on trouve pas mal d'épiceries ici, de quoi s'essayer aux sushis, aux rouleaux de printemps, aux soupes thaï, aux nouilles de riz etc... Il y a aussi des marchés avec des fruits et légumes de saison à des prix abordables.

Voilà donc une petite liste de prix moyens pour des dépenses courantes :
- un ticket de bus 3$
- une baguette 2,8 $
- un paquet de farine 6 $
- un paquet de pâtes 2,5 $
- une plaquette de beurre 5 $
- un gros pot de yaourt 5 $
- une boîte de 6 oeufs 2 $
- un camembert 10 $
- une escalope de poulet 5 $
- un steak de boeuf 2 $ 
- un kilo de pommes 4 $
- une bouteille de vin 15 $ min
- une tablette de chocolat 4 $ min
- un pot de confiture 4 $
- une place de cinéma 10 $
- un timbre 2,4 $

Bon, sinon, pour changer de sujet, j'ai fait un remplacement de 2h hier dans une garderie française. Je me suis occupée toute seule de 5 enfants de 3 ans : atelier dessins, jeux puis lecture. Une nouvelle expérience plutôt sympa, que je vais renouveler lundi matin. Ce n'est pas grand chose mais c'est toujours ça de pris ! Et puis du nouveau pour décembre : je vais être jeune fille au pair pendant un mois, dans une famille française en PVT à Montréal. Je m'occuperai de Manon, 4 ans, qui est trop choupinette ! Je sens que le mois de décembre va être sympa :-)

vendredi 16 novembre 2012

J'ai dit NON !!

Vendeuse dans une boutique de jouets éducatifs, ça vendait du rêve ! Je m'y voyais déjà... Oui mais voilà, après un dimanche à l'essai et d'interminables journées à attendre qu'on me rappelle pour bosser à la boutique, j'ai craqué !
La gérante a fini par me dire, entre autres, qu'elle ne pouvait pas se permettre de me faire faire autre chose que des emballages cadeaux les fins de semaine. En contrepartie, elle me propose de garder ses enfants à la demande : bah oui, je ne parle pas comme il faut pour sa clientèle mais ça l'intéresse d'avoir une orthophoniste à la maison... Ca coûte tellement cher ici, les orthophonistes ! Je n'invente rien, elle me l'a dit quasiment en ces termes ! Et le tout pour moins de 20h par semaine, à je ne sais pas quel salaire (on en reparlera, qu'elle me disait...) Il ne m'en a pas fallu davantage pour envoyer bouler la madame.  Je lui ai dit qu'il fallait que je réfléchisse, et lui ai annoncé la veille pour le lendemain que je ne viendrai plus. Vengeance !! Certains diront que c'est mal (non, je ne culpabilise pas du tout ^_^) Mais j'avoue que je suis assez fière d'avoir su dire NON. C'est aussi pour ça que je suis venue au Canada... J'avais comme un bad feelin" comme ils disent ici, et j'ai préféré rester chercheuse d'emploi plutôt que m'embarquer dans une situation foireuse. 
Bref, j'ai toujours pas de boulot.

lundi 12 novembre 2012

En tout cas... Fait que... C'est ça.

A matin (non c'est pas une faute de frappe), je suis à l'auberge, dans l'attente d'un retour d'appel (qu'on me rappelle, quoi !). J'vous raconte : après 10 jours à ne passer mes journées qu'à rechercher du boulot, les choses ont un peu bougé... 
En tout cas...
Donc, depuis le dernier article (un peu désespéré), j'ai poursuivi ma quête à coup d'envois de courriels (désolée, faut que je m'entraîne à causer québécois... vous saurez bientôt pourquoué !) et de dépôts de CV, gardant toujours à la main mon précieux cellulaire (bah oui, icite ça coûte 5 $ la messagerie vocale donc en bonne fauchée que je suis, je n'ai pas jugé cette option utile). La semaine dernière, j'ai bossé 5h en garderie pour m'occuper d'un enfant autiste de 4 ans, avec plein d'enfants autour, du bruit, des surstimulations visuelles et une équipe pas vraiment formée sur les TED... Fait que j'ai préféré arrêter l'expérience !  
Ensuite de tça, j'ai eu un call d'une  gérante de boutique de jouets où j'étais passée la veille. On a pas mal jasé pis on avait comme un bon feeling alors elle m'a cédulé une entrevue le lendemain. Le vendredi, je suis donc arrivée plus motivée que jamais chez Bagnoles et bobinette, avec la ferme intention de décrocher cette job (vous savez, comme le mec dans la pub de la Maaf : je l'aurai un jour, je l'aurai ^^). Nathalie, la gérante (tiens, ce prénom me rappelle une précédente expérience...) était occupée avec des clients, fait que j'ai eu comme une heure pour faire le tour de toute le magasin (le paradis des orthos : Cache-cache pirates version castor et orignal, des jeux de mémoire en bois, des animaux d'icite, des figurines trop cute..) Je m'y voyais déjà ! Puis vint le moment de l'entrevue, qui a duré une heure... J'ai eu plutôt une bonne impression : elle cherche une personne qui ne s'y connaît pas spécialement dans la vente (check !) qui a de l'expérience auprès des enfants (check !!), qui est convaincue de l'intérêt du jeu pour le développement (check !!!). 
Mais certaines remarques m'ont un peu dérangée : je suis "surqualifiée" pour ce poste (alors qu'ailleurs on me dit que je manque d'expérience et qu'a priori si je postule ici c'est que je suis prête à y bosser), je suis en PVT et... il faudrait que je fasse des efforts pour parler : je fais des phrases trop complexes et mon accent français n'est pas assez international (OK, j'aurai dû lui faire l'accent chti, et là j'aurais été embauchée direct, that's it ??!!) Je dois utiliser les expressions québécoises et ne pas montrer que je ne comprends pas les clients (^^) Pire : mon langage snob risquerait de faire fuir la clientèle ^^ Vous me connaissez : j'écoute, je comprends, je dis que je suis prête à faire des efforts (je la veux cette job, je la veux !) mais la madame me dit qu'elle a d'autres candidats et qu'elle va étudier ça... 
Ostie de crisse de taberouette !!! Là, là, je prends conscience que je suis dans le camp des "maudits français" et que ça ne va pas être si évident qu'on me donne une chance ici. Je suis un peu dépitée ! J'en parle à mes colocs : Eddie, Julia, Vincent et David, tous français installés au Québec depuis quelques années. Et je repense à cette offre de nanny à Toronto... Je me questionne : que faire ? où est ma place ? serait-ce plus facile ailleurs ? J'en parle beaucoup à ceux qui m'entourent, ici ou ailleurs... Je cherche un logement à Toronto, prête à tout redémarrer. Mais le coût de la vie est hyper élevé là-bas et ça m'inquiète pour la suite du voyage... Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdue... Tiens, si je faisais comme l'oiseau ??!!
Pis vlà que Nathalie me rappelle le samedi soir en me demandant si je suis libre le lendemain. Mais bien sûr que je le suis ! Et ça m'fait plaisir tant que j'y suis ! J'ai donc bossé 5h hier. Le boulot me plaît, mais je ne sais pas quel sera mon salaire, ni si je reviens la semaine prochaine, ni combien d'heures je peux espérer obtenir. Icite, c'est comme ça : il n'y a pas de contrat, tu peux commencer du jour au lendemain, et partir aussi... D'ailleurs, chut, c'est un secret, mais je crois bien qu'en janvier je vais reprendre ma route vers l'ouest :-))
Bref, je n'ai pas encore vraiment de job, mais je continue d'en apprendre sur moi-même et sur la nature humaine. Je prends conscience de ce que je dois améliorer si je veux avancer. C'est aussi pour ça que je suis ici. Mon credo pourrait se résumer au titre d'un bouquin : Cessez d'être gentil, soyez vrai ! 

C'est ça. Désolée si cet article est un peu décousu. J'ai essayé de vous faire part de mon état d'esprit : vu de loin, ce que je vis peut vous paraître extraordinaire. Ca l'est, c'est sûr, et le moral reste bon malgré les galères ! Je voulais juste vous dire que ce n'est pas tout rose non plus...
En tout cas, merci pour votre soutien : ça fait du bieeeeeeeen :-)

PS : mon appareil photo n'est pas réparable, il faudrait l'envoyer chez Panasonic et le simple devis coûte aussi cher qu'un appareil neuf :-( Je fais donc un comparatif et j'essaie de remplacer mon fidèle compagnon au plus vite (enfin si je fais assez d'heures... Bouh hou !)

mardi 6 novembre 2012

Une semaine plus tard : toujours pas de job...

Attention l'article qui suit est un défouloir du soir... En espérant que le prochain sera plus positif !
Déjà une semaine que j'ai commencé à chercher du travail. J'ai déposé une trentaine de CV un peu partout (cafés, boutiques, restaurants, garderies, épiceries, cinémas, librairies...), je me suis inscrite dans une boîte d'intérim, j'ai répondu à une quinzaine d'annonces sur internet, j'ai déposé des annonces pour faire du baby-sitting et malgré cela, je suis toujours sans job... Je sais, ça ne fait qu'une semaine, mais j'avoue que ça commence à me décourager !
Pourtant, ça avait l'air facile : il y a des affichettes partout en centre-ville, et tout le monde dit que les jobines se trouvent facilement ici. Mais jusqu'à maintenant, on m'a laissé entendre (ou pas) que je n'avais pas assez d'expérience (oui, même pour faire la plonge il en faut !), que le fait d'avoir un visa temporaire était un frein pour les employeurs (si j'avais su, je me serais contentée d'un visa touriste...), qu'il fallait des "références" (précédents employeurs qui puissent attester de notre bon travail), et sans doute pas mal de pistons aussi... Je me suis rendu compte que beaucoup de PVTistes venaient ici avec des qualifications qui leur permettaient de trouver un travail dans leur domaine, quitte à commencer en bas de l'échelle au début, mais avec des perspectives d'évolution, et le projet de rester au-delà d'un an. En ce qui me concerne, je me heurte à la non-reconnaissance de diplôme : pour exercer mon métier ici, il faudrait débourser pas loin de 4000 $, refaire des stages et passer des examens.  Ce n'était pas mon projet, mais je pensais pouvoir au moins travailler auprès d'enfants ou dans le domaine de la santé, en étant plus ou moins éloignée de ma formation initiale... Mais même ça, ça semble ne pas être possible ! J'avais pourtant fait une visite médicale auprès d'un médecin agréé par l'ambassade avant de partir. Et là, on m'annonce qu'il faut faire une vérification de mon casier judiciaire et suivre une formation aux premiers secours (les deux ayant été déjà faits aussi en France), le tout pour de coquettes sommes... Bref, je ne sais plus trop quoi faire, j'espère que la situation va évoluer rapidement ! Je comprends mieux ce que peuvent vivre ceux qui sont en recherche d'emploi. Ce n'est vraiment pas évident de se lever le matin en faisant abstraction des échecs de la veille, et de trouver le courage de redémarrer à zéro... 
Bon, pour finir sur un ton humoristique, un clin d'oeil de François Damiens, de circonstance...
Allez, demain je remets ça, et j'y crois !

jeudi 1 novembre 2012

Fini le road trip : je m'installe à Montréal !

Eh oui, les bonnes choses ont une fin : me voici présentement installée dans le downtown de Montréal pour quelques mois, histoire de renflouer les comptes pour mieux repartir... Cette semaine n'a pas été la plus facile : après le départ de Sophie, je me suis retrouvée seule, mais vraiment seule pour la première fois depuis mon arrivée sur le sol québécois. Et curieusement, ce n'est plus la sensation de liberté qui a prédominé, mais plutôt l'impression d'être perdue...
Qu'est-ce que je fais ici, à m'engouffrer dans le métro comme tant d'autres, à m'égarer dans les rayons des supermarchés en quête de bonne nourriture abordable et à errer dans la rue sans savoir où aller ? Bizarre ce sentiment de ne pas avoir ma place dans cette société, et d'y perdre mes repères alors que je suis ici depuis 3 mois déjà !

Bon, je vous rassure, je ne suis pas restée trop longtemps à me morfondre : après avoir posé ma valise au 9 et demi de la rue Saint-Denis, j'ai fait un comparatif des banques et des forfaits de cellulaires (téléphones portables). Un peu le casse-tête pour s'y retrouver ! Ici, tu ne peux pas avoir de carte de crédit mais seulement une carte de débit, fait que tu ne peux pas effectuer certains achats, notamment sur internet (pas très pratique quand on voyage...) Quant au téléphone, tout se paie : les appels entrants comme sortants, la messagerie vocale, l'affichage du numéro... Là je réalise qu'effectivement, Free a tout compris !

Ensuite de tça, j'ai refait mon CV à la sauce québécoise, c'est-à-dire en enlevant ma date de naissance, en mettant un titre en rapport avec le poste pour lequel je postule, en développant mes qualités personnelles, en décrivant ce que chaque poste que j'ai occupé m'a permis de développer, en insistant sur tout ce que j'ai pu faire comme bénévolat et en mettant mes diplômes à la fin. Rien que ça, ça m'a pris pas mal d'heures... J'ai ensuite commencé la recherche d'emploi, en répondant à des annonces sur internet et en allant déposer mon CV à divers endroits. A c't'heure, j'attends encore de savoir si je serai : serveuse dans un self de maison de retraite, commis à la boulangerie dans une épicerie italienne, caissière dans un supermarché à 10 min de chez moi, commis en papeterie, femme de ménage en entreprise, aide-cuisinière dans un restaurant thaï ou serveuse chez Starbucks... Bon, j'ai un peu sélectionné les endroits qui m'intéressaient, mais si ce n'est pas concluant, je chercherai ailleurs. J'ai déjà eu deux entrevues en l'espace de 24h mais j'ai peur de m'être fait grillée avec le chef italien quand je lui ai dit qu'étant à la recherche dune job, j'avais déjà postulé ailleurs et que j'avais une piste sérieuse pour être caissière. Ici, faut savoir se vendre et pas toujours être trop honnête ;-) J'attends d'être rappelée par le supermarché et demain j'irai m'inscrire chez Randstad, une agence de placement qui a bonne réputation ici.

Sinon, il semblerait que les bed bugs ne soient qu'un mauvais souvenir : je n'ai plus été piquée depuis 3 jours !!! Tant mieux, parce que je commençais vraiment à m'inquiéter de cette propagation, et je devenais de plus en plus défigurée... Malheureusement, vous n'aurez pas de photo : mon fidèle Lumix ne fonctionne plus :-( Je vais me renseigner pour savoir si c'est réparable : il s'allume parfaitement mais aucun des boutons de l'interface n'est fonctionnel. Je serais bien triste d'avoir à m'en séparer, et j'aimerais éviter d'avoir à en racheter un... Et puis sans photos, mon voyage n'aurait plus la même saveur et ce blog perdrait de son intérêt !

Allez, pour finir, 3 petites vidéos en clin d'oeil à l'Halloween.
http://www.youtube.com/watch?v=zl9mHPN9-u0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=wOzPcIStc0A&feature=fvwrel
http://www.youtube.com/watch?v=XzZWCkIKaTU

Hier, c'était de la folie : j'ai croisé toute la journée des employés, des parents et des enfants déguisés, dans la rue, dans le métro, dans les boutiques... Pas seulement en sorcières ou vampires mais en Hello Kitty, Titi, Superman... C'était plus carnaval quoi ! Beaucoup de porches et de fenêtres étaient décorés aussi, avec des citrouilles éclairées chez ceux qui offraient des bonbons. Sans compter les partys à tous les coins de rue ! Une ambiance qui me rappelle que je suis bel et bien en Amérique du Nord.

dimanche 21 octobre 2012

Automne montréalais avec Sophie

Sophie, mon ancienne coloc tourangelle, me fait le plaisir de venir passer 10 jours de vacances ici. Des retrouvailles qui font du bien ! C'est l'occasion de profiter des belles couleurs de l'automne ! Petite virée au botanique pour voir les lanternes chinoises illuminées et croiser notre premier renard, escalade du Mont-Royal, marche des zombies, déambulation entre les citrouilles et autres courges, bons petits plats... On se fait plaisir ! 
En plus, on loge dans une super auberge : le 9 et demi. On a même pu tester leurs deux antennes, sur Saint-Laurent et St-Denis. Voyez plutôt : http://www.le9etdemi.com/ En discutant avec les proprios, j'ai même pu décrocher un bon plan ! Après moultes hésitations (et mon deuxième rendez-vous sur trois chez le dentiste, argh...), j'ai en effet décidé de m'établir à Montréal pour trouver un job au plus vite et renflouer mes comptes pour la suite. Donc, Greg et Jean ont proposé de me louer une chambre de l'auberge sur St-Denis (dans le quartier Beaubien / little Italy /  Jean Talon que j'aime bien) pour le mois de novembre, le temps de chercher un boulot et peut-être une coloc ensuite. 500 $ (un peu moins de 400 €), c'est un peu plus que le budget que je m'étais fixé, mais je me suis laissée tenter : j'adore le quartier, je connais les lieux, et j'espère pouvoir trouver du boulot dans ce coin-là. Du coup, après notre virée à Québec avec Sophie, une fois de plus "je reviendrai à Montréal" samedi prochain pour y passer quelques mois... 














après un nouveau passage à la clinique dentaire...
















vendredi 28 septembre 2012

Transit dentaire à Montréal

Me voilà arrivée à Percé : un nouvel horizon, et pas des moindres, s'offre à moi ! Un prochain article suivra pour vous faire partager mon long voyage en train pour arriver dans ce bout du Québec. Mais avant de m'y coller, je prends enfin le temps de vous tenir au courant de mon état !
J'ai donc eu un rendez-vous en urgence lundi à Montréal. La douleur était vraiment devenue insupportable, au point de pleurer sur le fauteuil du dentiste... Et pour cause : j'ai fait un abcès sur ma dent soignée en France avant le départ :-( Le Dr Scott Mac Kay (non les filles, William Déry ne bossait pas ce jour-là...) et son assistante Svetlana ont pris soin de moi. Pour les photos, allez voir le site sur l'article précédent ;-) Ils m'ont bien expliqué ce que j'avais et comment soigner ça. La carie a atteint le nerf, il faut donc réaliser une pulpectomie ce jour-là et dévitaliser la dent en deux temps au plus vite...  Ils m'ont semblé très pros, et j'aurais presque apprécié l'expérience s'il n'y avait pas eu l'annonce de la douloureuse : environ 1000 $ à mes frais pour un traitement de canal, le préalable avant la pose d'une couronne à mon retour en France :-( Pas trop le choix et vu comme j'ai souffert, j'ai même déjà pris rendez-vous pour faire ce soin à mon prochain passage à Montréal... Certains m'avaient dit que ça m'aurait coûté moins cher de rentrer me faire soigner en France. Ils n'avaient pas tort finalement... Mais bon ça fait partie de l'aventure, et ça va peut-être changer mes plans pour les mois à venir : je vais devoir me décider à trouver un vrai job un jour ! La bonne nouvelle c'est que maintenant je peux à nouveau me rincer la bouche en me brossant les dents sans douleur (oui, je sais, on s'en fout mais moi je revis ^_^) La sensibilité persiste un peu mais rien de comparable avec ce que je ressentais avant !
A cause de cela j'ai donc dû quitter Kabania plus tôt que prévu, et j'en étais bien triste... Heureusement, ma dernière soirée a une fois de plus été très agréable, et à peine partie je repense déjà aux bons moments passés avec Marie, Mathieu et Fannie. Au menu pour ce dernier soir, tartiflette avec Gildas, Camille et Yann. Et un vin à mon nom s'il-vous-plaît ! Merci encore à vous tous ;-) Merci aussi à Louise et Laurier, les parents de Marie qui m'ont généreusement emmenée à Montréal et hébergée jusqu'à mon départ pour la Gaspésie mercredi. Ca m'a beaucoup réconfortée de me sentir épaulée dans ces moments où ça n'allait pas fort... 





mardi 14 août 2012

Je reviendrai à Montréal...

Eh voilà, cela fait déjà 3 semaines que je suis arrivée ici ! Le temps file vite... 
Je viens de raccompagner Thierry et Valérie, qui m'ont fait l'agréable surprise de venir passer une petite semaine avec moi.
Après 2 jours coincés à Roissy pour tenter de trouver une place dans des avions Air France bien remplis, ils ont finalement fait escale à Barcelone. Mercredi dernier, n'ayant pas de nouvelles, je me suis risquée à aller à l'aéroport pour les accueillir, mais je ne les ai pas vus. Je suis donc rentrée un peu dépitée au gîte quand j'ai reçu un appel de Nathalie (pour laquelle je bosse), me disant qu'ils étaient arrivés chez elle. On a dû se rater de peu, et je n'y croyais plus : je les imaginais en vacances à Barcelone... Ce fut donc une excellente surprise, qui est arrivée au bon moment. En effet, si vous avez lu entre les lignes, vous aurez compris que mes deux premières semaines de helpX ont été plus éprouvantes que ce à quoi je m'attendais, au point de me demander si j'avais fait le bon choix de tout quitter. En vivant 24h sur 24 dans la famille pour laquelle je bossais, j'aspirais à retrouver de la liberté : pouvoir Skyper, m'aérer quand je le voulais, trier mes photos, écouter de la musique, et même ne rien faire ! Je sens déjà que cette année va m'aider à prendre conscience de mes limites, à apprendre à dire non, à ne pas tout accepter sous prétexte de faire plaisir, à moins culpabiliser, à dire quand ça ne va pas... Ce ne sera pas toujours facile, je l'ai déjà expérimenté, mais ça va être formateur ! 
Allez, juste pour extérioriser un gros traumatisme, voici les images du frigo que j'ai nettoyé et dans lequel je n'ose toujours pas déposer ma nourriture. Ames sensibles s'abstenir !!


Merci au passage pour vos messages de soutien dans ces moments de doute et  d'anxiété. Car non, ce n'est pas que du bonheur, et effectivement, comme me l'avaient dit d'autres aventuriers, les émotions sont multipliées quand on est seul dans un pays inconnu... Le voyage c'est comme dans la vie de tous les jours : il y a des hauts et des bas et il faut apprendre à les accepter... Bref, je ne vais pas m’appesantir sur mon sort : vous avez aussi constaté que j'ai pu goûter à certains plaisirs, en particulier depuis que je suis installée au gîte. Il y a encore du boulot entre le ménage et les lessives à chaque départ d'un locataire, mais c'est plus cool ! Et surtout, la venue de mes chers globe-trotteurs épicuriens Thierry et Valérie a largement contribué à ce bonheur retrouvé ! Un petit clin d'oeil à vous deux : la chanson qui est passée aux Deux Pierrots (un bar-concert que je ne peux que vous recommander à Montréal, où des groupes reprennent des classiques de France et du Canada : Cabrel revisité par des rockeurs c'est un truc à vivre !). Donc, cette chanson des Cow-boys fringants a fait l'ouverture de la soirée. Je l'aimais déjà beaucoup, mais il faut dire qu'elle est particulièrement bien tombée ce soir-là... Là voici : ça s'appelle Toune d'automne.
Sinon, Montréal est vraiment une ville où il fait bon vivre :-) Je ne connais pas encore la suite de mon programme de l'année mais une chose est sûre, j'y reviendrai ! Il y a plein d'endroits agréables, c'est très cosmopolite et on s'y sent bien assez rapidement. Alors que je m'apprête à partir demain matin pour deux mois en forêt, je vous laisse un diaporama de quelques photos de Montréal pour vous plonger dans l'atmosphère de la ville. N'hésitez pas aussi à retourner voir l'article sur Montréal version insolite : je l'ai actualisé (y a tellement de trucs que je découvre chaque jour !)
Vue du Mont-Royal

parc du Mont-Royal
parc Lafontaine
Quartier des artistes et université UQAM

Le Plateau

le palais des Congrès





quartier Rosemont
habitat résidentiel à Rosemont


la tour de l'Horloge
Montréal plage sur le Saint-Laurent
le marché Bonsecours



le canal de Lachine

concert aux Deux Pierrots (Vieux Montréal)
quartier latin

Vieux Port



Montréal depuis l'île Sainte-Hélène
la Biosphère
la plage de l'île Sainte Hélène 
le jardin botanique, on se croirait vraiment en Asie !


le stade olympique (non, ce n'est pas une soucoupe volante !)
le marché Jean-Talon
les quais du Saint-Laurent

la terrasse de notre gîte 

l'entrée du campus de Mac Gill
l'université Mac Gill vue depuis le 47e étage